Guillaume de Sardes : J’ai été surpris de découvrir à mon arrivée à Bakou une ville plus moderne que bien de villes européennes

J’ai réalisé ma série Vers l’Est, qui est en ce moment exposée à la galerie Odile Ouizeman (Paris), entre 2011 et 2019. Vers l’Est, qui vient aussi de paraître sous forme de livre, est composé de 58 photographies réalisées dans des villes d’ex-Union soviétique : Budapest, Kiev, Riga, Vilnius, Moscou, Saint-Pétersbourg, Bakou, etc. Vers l’Est relève de la photographie de l’intime, au sens où je fais de ma vie, de mes voyages, la matière même de mon œuvre. C’est un travail personnel, une sorte de Journal du regard, a déclaré Guillaume de Sardes, commissaire d’exposition, photographe et écrivain français, dans une interview accordée à l’AZERTAC.

« J’ai choisi 12 images de Bakou, car mon voyage dans la capitale de l’Azerbaïdjan a été marquant. La ville évoquait pour moi la route de la soie, un caravansérail et des champs pétrolifères à perte de vue. J’ai été surpris de découvrir à mon arrivée une ville plus moderne que bien de villes européennes. Il y a une poésie dans cette ville en équilibre entre Orient et Occident que j’ai tenté de saisir à travers mes images. Bakou est une ville encore mal connue en France et j’espère que mon livre et mon exposition donneront à d’autres l’envie de mettre leur pas dans les miens et de la découvrir », a dit Guillaume de Sardes.

L’exposition de Guillaume de Sardes accueillera les visiteurs jusqu’au 31 octobre.