Bakou demande des enquêtes sur les crimes de guerre commis par des Français en Azerbaïdjan

– Certains médias avaient réalisé des entretiens et reportages, présentant ces combattants français comme des héros, et taisant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ces derniers.

L’Ambassade d’Azerbaïdjan à Paris a annoncé, vendredi, avoir demandé des enquêtes à la Justice française, sur les crimes de guerre commis par des citoyens français en Azerbaïdjan.

Selon un communiqué publié vendredi, l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France « a saisi les autorités judiciaires françaises en vue d’une enquête sur les crimes de guerre commis par des citoyens français d’origine arménienne et non-arménienne, se revendiquant du nationalisme arménien, sur le territoire de la région du Haut-Karabagh de la République d’Azerbaïdjan ».

Rappelant les informations confirmées et largement relayées par les médias français, l’Ambassade d’Azerbaïdjan fait état de « plusieurs dizaines de ces mercenaires français d’origine arménienne et non-arménienne ou affiliés à l’extrême-droite [qui] se sont rendus à Erevan avant d’être acheminés vers les territoires occupés de la République d’Azerbaïdjan par les forces armées arméniennes ».

L’Ambassade précise avoir décidé de saisir « le Procureur de la République et le Procureur National Anti-terroriste de la République française, afin d’ouvrir une enquête et de mettre fin aux agissements de ces criminels terroristes qui menacent grandement la sécurité internationale et régionale ».

Durant la guerre récente de 44 jours entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, de nombreux médias français avaient rapporté la présence de combattants et mercenaires français d’origine arménienne et non-arménienne. Certains médias avaient également réalisé des entretiens et reportages, présentant ces combattants comme des héros, et taisant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ces derniers.

La guerre à l’information déployée par les nationalistes arméniens de France avait été dénoncée par de nombreux académiciens, politiciens et membres de la société civile française.

Un cessez-le-feu a été signé entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans la nuit du 9 au 10 octobre, suite à la guerre déclenchée par les forces arméniennes le 27 septembre, et s’étant conclue par la fin de l’occupation arménienne, depuis environ trois décennies, de huit régions azerbaïdjanaises parmi lesquelles figure le Haut-Karabagh.

La souveraineté de la République d’Azerbaïdjan sur le territoire du Haut-Karabagh est reconnue par quatre résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies (822, 853, 874 et 884) et deux résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, mais également par la République Française.

AA / Paris / Ümit Dönmez