40 ans du Centre Pompidou : ce qui pourrait être amélioré

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On ne va pas gâcher l'anniversaire. Mais on se dit parfois, voire souvent, que Beaubourg n'est plus tout à fait Beaubourg. Deux exemples.

Un resto élitiste. Comment le temple public de la culture populaire peut-il abriter un restaurant aussi cher que le Café Georges ? Bien sûr, sa terrasse panoramique au dernier étage, avec l'une des plus belles vues sur Paris, fait penser à un décor de film. Mais pour ne citer que les plats et boissons les plus simples : 8 € la Badoit, 24 € la salade César en journée, 15,50 € l'omelette « comme vous la souhaitez » dit le menu — so chic —, 26 € le tartare tout bête ou 39 € le thon à la plancha... Sérieusement ! ? Un dîner romantique avec du vin peut vous rapporter gros en termes d'épate mais aussi vous coûter très cher. Une sélection de la clientèle aisée par les tarifs, car la cuisine, selon de nombreux avis, n'a rien d'exceptionnel...
Plus gênant : même la cafétéria sur la mezzanine du hall d'entrée, plus abordable que le Café Georges, pratique des prix excessifs pour des sandwichs.
 
Les enfants réduits à la portion congrue. Beaubourg ne fait pas de cadeaux et est devenu le temple du marketing. Une très grande boutique de produits dérivés — aux tarifs également prohibitifs — a remplacé depuis pas mal d'années déjà une magnifique et très vaste galerie des enfants, qui accueillait de formidables expositions. Fini, tout ça. Les patrons du Centre vous répondront que les gamins sont loin d'être oubliés. A moitié vrai seulement : la nouvelle galerie consacrée aux petits, au-dessus de la boutique, n'a jamais accueilli d'expos dignes des anciennes. Plutôt un espace de jeux malin. Et la salle récente dédiée aux 13-16 ans, au sous-sol, prête à sourire : petite, elle n'ouvre que les mercredis, samedis et dimanches, et pendant les vacances, de 14 heures à 18 heures uniquement. Peut mieux faire dans ce domaine.

Source: Le Parisien