Politique

Pour que la France reste dans la course, un Livre Blanc pour la recherche et le supérieur

d-310107-11.jpg

La recherche et l'enseignement supérieur ont désormais leur Livre Blanc: il sera transmis tous les cinq ans au Parlement, avec pour buts de dresser un diagnostic, "relier ces deux mondes" et fixer les objectifs pour que la France ne se laisse pas distancer.

Ce Livre Blanc, dont la première édition, dévoilée mardi, sera transmise au Parlement d'ici fin février doit aussi détailler les besoins à prendre en compte dans la loi de finances, a indiqué la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem lors d'une conférence de presse.
Les moyens budgétaires prévus se montent à environ un milliard d'euros par an, de 2017 à 2020. Le budget 2017 comprend d'ailleurs une augmentation de 850 millions d'euros pour la recherche et l'enseignement supérieur, auxquels s'ajoutent 300 millions des programmes investissement d'avenir (PIA).
De 2017 à 2020, doivent être investis, au total, entre 1,55 et 3 milliards d'euros dans l'enseignement supérieur (en fonction de l'évolution du nombre d'étudiants), 840 millions dans la recherche, 785 millions pour améliorer l'attractivité des carrières, 130 millions dans la politique de site (rapprochement d'universités, grandes écoles et pôles de recherche), 300 millions dans l'immobilier et 30 millions dans le numérique.
"Le moment du réinvestissement est venu", a déclaré le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon, rappelant que plusieurs grands pays avaient présenté ces derniers temps des plans de réinvestissement massifs dans la recherche, dont dernièrement le Royaume-Uni.
Une politique d'autant plus nécessaire selon lui qu'il ne faudrait pas sous-estimer "les conséquences dans le monde, y compris en France" de "la contestation des bases mêmes de la science" actuellement aux États-Unis.
La France consacre aujourd'hui 2,4% de son PIB à la recherche et développement et veut monter à 3% d'ici dix ans (public et privé), conformément à l'objectif européen, réitéré par le président François Hollande l'automne dernier.
Autres objectifs: consacrer 2% de son PIB à l'enseignement supérieur (contre 1,5% actuellement) d'ici dix ans là aussi, et atteindre 60% de diplômes de l'enseignement supérieur dans une classe d'âge d'ici 2020 (contre 45% aujourd'hui au sein des 25-34 ans).
Si ces taux ont augmenté en France au cours des dix dernières années, d'autres pays affichent des taux de progression bien plus poussés, dont la Corée et la Chine.
Neuf diplômés sur dix de l'enseignement supérieur ont aujourd'hui un emploi en France, contre seulement trois sur quatre pour ceux qui sont simplement diplômés du secondaire, trois ans après la sortie du système éducatif, note ce Livre Blanc, rédigé par un comité regroupant chercheurs et politiques.

Source: Le Parisien

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères rencontrera les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE

d-310107-9.jpg
Selon les informations de APA, le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov a déclaré mardi 31 janvier qu'il rencontrerait les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité qui se tiendra les 17 et 19 février.

Turquie: Avec 270 accusés, le plus grand procès lié au putsch a débuté ce lundi

d-300107-26.jpg

JUSTICE Il s’agit pour la plupart de militaires, parmi lesquels figurent de nombreux ex-officiers de haut rang ou encore du prédicateur Fethullah Gülen, qui lui est jugé par contumace…

Il n’y avait jamais eu autant de monde à la barre des accusés. Le procès de 270 personnes soupçonnées d’avoir pris part à la tentative de putsch en juillet en Turquie, dont le prédicateur Fethullah Gülen, désigné comme son instigateur et jugé par contumace, s’est ouvert ce lundi +Turquie/@38.1035531,25.8766798,7z/data=!4m5!3m4!1s0x14bbd862a762cacd:0x628cbba1a59ce8fe!8m2!3d38.423734!4d27.142826" target="_blank">à Izmir, dans l’ouest du pays.

La première audience a démarré sous haute sécurité, a rapporté l’agence de presse progouvernementale Anadolu, précisant que des blindés légers de la gendarmerie ainsi que des drones et des chiens renifleurs avaient été déployés.

Ils encourent jusqu’à deux peines de prison à vie

Les 270 accusés, dont 152 sont en détention préventive, sont jugés pour « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel », « appartenance à une organisation terroriste » et « tentative de renverser le Parlement ou de l’empêcher de remplir ses devoirs ». Ils risquent chacun jusqu’à deux peines de prison à vie.

Il s’agit pour la plupart de militaires, parmi lesquels figurent de nombreux ex-officiers de haut rang comme l’ancien général responsable de la région égéenne, Memduh Hakbilen, a indiqué Anadolu. Le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par les autorités comme l’instigateur de la tentative de putsch, ce que l’intéressé dément catégoriquement, est jugé par contumace.

Inquiétudes des ONG et des pays occidentaux

Les procédures judiciaires lancées après le putsch avorté sont d’une ampleur sans précédent en Turquie, où plus de 43.000 personnes ont été arrêtées dans des purges engagées après le 15 juillet et l’instauration de l’état d’urgence.

Au-delà des putschistes présumés, les purges engagées après le 15 juillet visent les milieux prokurdes et les médias, ce qui a conduit des ONG à accuser le pouvoir de profiter de l’état d’urgence pour étouffer toute voix critique. L’ampleur de ces mesures suscite aussi l’inquiétude de l’Occident, notamment de l’Union européenne, dont les relations avec la Turquie se sont dégradées ces derniers mois

Source: 20minutes

Marine Le Pen a jusqu'à ce soir pour rembourser 296.000 euros au Parlement européen

d-310107-8.jpg

Des emplois fictifs au Front national ? Une vingtaine de collaborateurs du parti d'extrême-droite sont dans le viseur des services anti-fraude du Parlement européen. Ils sont suspectés d'avoir occupé des emplois à temps complets, à la fois au siège du FN en région parisienne, et au Parlement européen, à Bruxelles et à Strasbourg.

Suite à ces premières enquêtes, Marine Le Pen doit rembourser avant minuit ce mardi 31 janvier la somme de 296 497,87 euros. Soit celle encaissée indûment entre 2010 et 2016 par Catherine Griset, assistante et ex-belle soeur de Marine Le Pen.
A défaut, lui seront retirées tous les mois la moitié de ses indemnités parlementaires et de ses frais de séjour, jusqu'au recouvrement complet des montants détournés.

Source : L’OBS

Le ministre qatari des Affaires étrangères attendu en Azerbaïdjan

d-300107-22.jpg

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed Ben Abdulrahman Al-Thani, effectuera une visite officielle en Azerbaïdjan les 30 et 31 janvier.

En marge de sa visite, Cheikh Mohammed Ben Abdulrahman Al-Thani devrait s’entretenir le 31 janvier avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.
Les ministres tiendront un point de presse à l’issue de leur entretien,rapporte AZERTAC

La France détrône l'Espagne en nombre d'étudiants Erasmus

d-310107-5.jpg

Durant l’année scolaire 2014-2015, quelque 678 000 personnes ont pris part au programme européen d’échange, dont 291 383 étudiants et stagiaires universitaires. Parmi eux, les Français sont désormais les plus nombreux, devant les Allemands et les Espagnols.

Le programme Erasmus fête ses 30 ans en annonçant un nouveau record de participation. Rebaptisé Erasmus + pour inclure, en plus des étudiants, des élèves en formation professionnelle, des volontaires et des sportifs, il a permis à quelque 678 000 personnes d’étudier ou de travailler à l’étranger durant l’année scolaire 2014-2015, d’après les chiffres communiqués par la Commission européenne le 26 janvier.
Sur le total, 291 383 sont des étudiants et stagiaires universitaires. Et, nouveauté, la France est devenue le pays qui envoie le plus d’Erasmus. Elle “détrône” ainsi l’Espagne, qui occupait cette place depuis plusieurs années, rapporte le quotidien catalan La Vanguardia
Bruxelles considère que la réduction des bourses Erasmus concédées en Espagne est due aux “difficultés économiques du pays ces dernières années et au renforcement des conditions fixées par le ministère de l’Éducation, notamment en matière de connaissance des langues”, pour avoir accès à l’aide nationale complémentaire, explique le journal.
Au total, le nombre d’Espagnols qui profitent du programme est en recul sur trois années consécutives. “Durant l’année 2014-2015 (…), l’Espagne a envoyé 36 842 étudiants Erasmus, soit 1 400 de moins que l’année scolaire précédente, durant laquelle avaient déjà été attribuées 2 000 bourse de moins” que l’année d’avant, détaille le quotidien.
Alors que l’Espagne se maintient comme principal pays d’accueil d’Erasmus, elle chute jusqu’en troisième position en nombre d’étudiants et travailleurs envoyés à l’étranger, derrière la France et l’Allemagne. D’après La Vanguardia, le gouvernement aurait décidé d’alléger les critères d’attribution de son aide complémentaire afin d’inverser la tendance.
Source : Courrier international

Mosquée de Québec: Hollande dénonce "un "odieux attentat"

d-300107-8.jpg

PARIS (AFP) -

François Hollande a dénoncé lundi "avec la plus grande fermeté l'odieux attentat" qui a fait six morts et huit blessés dimanche à la mosquée de Québec, affirmant que "c'est l'esprit de paix et d'ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre".
"Le Président de la République dénonce avec la plus grande fermeté l'odieux attentat qui a provoqué la mort d'au moins six personnes et de nombreux blessés dans une mosquée à Québec", indique l'Elysée dans un communiqué. "C'est l'esprit de paix et d'ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre".

Ce que l’on sait de l’attentat contre une mosquée à Québec

d-310107-2.jpg

Six personnes ont été tuées dimanche soir dans une mosquée au Canada. Un seul des deux hommes interpellés « est considéré comme suspect », a annoncé lundi la police.

Une fusillade dans une mosquée de Québec a fait six morts et huit blessés dimanche 29 janvier. Deux hommes ont été arrêtés dimanche soir mais la police a annoncé lundi que seul l’un d’eux était dorénavant considéré comme suspect.
Que s’est-il passé ?
Vers 19 h 45 dimanche (1 h 45 lundi en France), deux hommes encagoulés et armés ouvrent le feu au rez-de-chaussée de la mosquée de Sainte-Foy, un quartier résidentiel de Québec, où une cinquantaine de personnes sont réunies pour la cinquième et dernière prière. Alertés par plusieurs appels d’urgence, les policiers arrivent rapidement sur place et interpellent un premier suspect à l’extérieur du bâtiment, vers 19 h 55. D’autres policiers pénètrent dans la mosquée et viennent en aide à plusieurs victimes.
A 20 h 10, un deuxième suspect appelle le 911, numéro d’urgence de la police et des services de secours. Il mentionne être armé et parle de son geste aux policiers.


Qui est le suspect arrêté ?
La police québécoise a annoncé lundi qu’un seul des deux jeunes hommes interpellés après une fusillade meurtrière à la mosquée de Québec dimanche était « considéré comme suspect », le second étant entendu « comme témoin ». Martin Plante, officier de la gendarmerie du Canada, a déclaré pendant une conférence de presse que les deux hommes n’étaient pas connus des services de police.
L’auteur présumé a été inculpé lundi soir de meurtres avec préméditation. Alexandre Bissonnette, 27 ans, fait également face à cinq chefs d’accusation pour tentative de meurtre correspondant aux cinq personnes hospitalisées dans un état grave. « Des perquisitions sont en cours et on espère obtenir la preuve » qui pourrait déboucher prochainement sur une inculpation pour « terrorisme » et atteinte à la sécurité nationale, a précisé la police.
Selon le quotidien québécois La Presse, le suspect serait un étudiant en science politique qui a contacté la police pour se rendre peu après l’attaque. La police n’a pas immédiatement expliqué les raisons de ce revirement dans l’enquête, à savoir si la fusillade était l’œuvre d’un seul tireur ou si un deuxième tireur était toujours dans la nature.

Qui sont les victimes ?
Les six personnes tuées dimanche dans l’attaque étaient âgées de 35 à 65 ans et avaient toutes la double nationalité, a affirmé lundi le vice-président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi. « Il y a deux Marocains, un ou deux Algériens, un Tunisien et peut-être deux [personnes originaires] de l’Afrique subsaharienne », a-t-il déclaré en marge d’une rencontre avec les autorités.
Parmi les huit blessés, cinq sont hospitalisés en unité de soins intensifs, dont trois avec un pronostic vital engagé, a précisé lundi une porte-parole de l’hôpital universitaire de Québec. Une douzaine d’autres personnes ont reçu des soins pour des blessures superficielles.
Les réactions
L’attaque a été qualifiée d’« attentat terroriste », par le premier ministre canadien, Justin Trudeau. « La diversité est notre force et, en tant que Canadiens, la tolérance religieuse est une valeur qui nous est chère », a souligné M. Trudeau qui devait se rendre à Québec lundi en fin d’après-midi pour une veillée avec toutes les communautés religieuses, la classe politique et la société civile.
Le chef du gouvernement canadien avait lancé samedi un message de rassemblement et d’unité en promettant d’accueillir les réfugiés « indépendamment de leur foi ». Des propos qui se démarquaient de la politique états-unienne après la décision du président, Donald Trump, d’interdire l’entrée de son pays aux ressortissants de sept pays musulmans. Donald Trump a d’ailleurs téléphoné lundi au premier ministre du Canada pour lui présenter ses condoléances.

Dans un communiqué de l’Elysée, François Hollande « dénonce avec la plus grande fermeté l’odieux attentat » et « adresse un message de sympathie, d’affection et de solidarité au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et au premier ministre du Canada, Justin Trudeau ».
L’attaque a provoqué une vague d’indignation et d’émotion au Canada et des veillées aux chandelles sont programmées lundi à Québec, à Montréal ainsi qu’à Edmonton.
Les agressions visant la communauté musulmane se sont multipliées dans la province de Québec ces dernières années. En juin, une tête de porc avait été déposée devant la porte du centre culturel islamique ciblé dimanche. Dans la province voisine, l’Ontario, un incendie criminel a visé une mosquée au lendemain des attentats qui ont touché la région parisienne le 13 novembre 2015.

Source: Le Monde.fr

Colombie : dans un camp des Farc, François Hollande réitère l'appui de la France à la paix

holland-1.jpg

Lors de sa visite en Colombie, François Hollande s'est rendu dans un camp de désarmement des Farc. À cette occasion, le président français a salué la "démarche de réconciliation" menée entre les autorités colombiennes et la guérilla marxiste.

C'est en Colombie que s'est achevée, mardi 24 janvier, la visite de François Hollande en Amérique latine. Le chef d'État s'est rendu dans un camp de désarmement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), où il a de nouveau apporté le "soutien de la France" au processus de paix colombien.
"Je voulais voir de mes propres yeux ce que vous étiez capables de faire dans cette démarche de réconciliation. Je dois dire que c'est impressionnant", a déclaré le président français, lors d'une table-ronde avec son homologue colombien Juan Manuel Santos.
"Vous donnez au monde entier un très bel exemple. Vous sortez d'un conflit qui a duré des années, qui a fait des dizaines de milliers de morts, qui a ravagé toute une région (...) et aujourd'hui, vous êtes ici rassemblés", a poursuivi François Hollande, qui se trouvait également aux côtés du représentant des Farc, Pablo Catatumbo, avec qui il a échangé une poignée de main.
La France "doit être à vos côtés"
Accompagné de Juan Manuel Santos, il a visité l'une des 26 zones où les quelque 5 700 combattants des Farc vont déposer les armes, sous supervision de l'ONU. Un accord de paix a été signé en novembre entre la guérilla marxiste et le gouvernement pour mettre fin à plus d'un demi-siècle de conflit.
Lors de sa visite, François Hollande a rappelé le rôle de la France dans ce processus de réconciliation. "Je veux vous [soutenir] autant qu'il est possible, c'est le sens de ma présence ici. La France a déjà pris ses responsabilités [...] avec les résolutions du Conseil de sécurité. Et je me sens partie prenante, puisque la France est membre permanente du Conseil de sécurité", a-t-il ainsi déclaré.
"Mais la France ne peut pas simplement s'engager avec un vote de résolution. Elle doit s'engager bien d'avantage. Elle doit être à vos côtés. Elle l'est à travers un soutien qui sera apporté pour le développement rural, pour la formation, les infrastructures. C'est ce dont nous avons convenu avec le président Santos", a également déclaré le chef de l'État.
Paris participe à hauteur de 17 millions d'euros au fonds européen de 95 millions d'euros d'aide lancé en décembre à Bruxelles.
Avec (AFP)

Page 4 sur 20